Portrait d’un café rare : Le Yémen, berceau oublié de l’arabica
- Julien

- 16 nov.
- 2 min de lecture
Une origine mythique
Le Yémen est souvent considéré comme le berceau du café arabica. C’est là, dans les montagnes escarpées autour de la ville de Mokha, que les premiers grains ont été cultivés et exportés vers le monde entier au XVIᵉ siècle. Le mot « moka » que l’on associe aujourd’hui à une boisson chocolatée vient en réalité de ce port historique, d’où partaient les cargaisons de café vers l’Europe et l’Empire ottoman.

Cultivé sur des terrasses de pierre à flanc de montagne, sans irrigation moderne, ce café rare est le fruit d’un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération. Les paysans yéménites récoltent encore les cerises à la main, souvent dans des conditions difficiles, mais avec une fierté immense.
Des arômes uniques
Le café du Yémen est réputé pour sa complexité aromatique. On y retrouve :
Des notes épicées : cardamome, cannelle, parfois même un soupçon de clou de girofle.
Des touches fruitées : raisin sec, figue, abricot sec.
Une profondeur chocolatée qui rappelle le cacao brut.
Ce profil gustatif est très différent des cafés plus « classiques » d’Amérique latine ou d’Afrique de l’Est. Chaque tasse raconte une histoire millénaire, presque mystique.
Un café rare… et fragile
Aujourd’hui, le café yéménite est menacé. Les conflits, la sécheresse et l’absence d’infrastructures modernes rendent sa production extrêmement limitée. Les volumes exportés sont minuscules comparés aux géants du café comme le Brésil ou la Colombie.
C’est ce qui en fait un café rare : chaque lot disponible sur le marché est précieux, et souvent réservé aux torréfacteurs passionnés qui veulent mettre en avant son histoire et son identité.
Pourquoi le mettre en lumière ?
Chez Le Torref, parler d’un café rare comme celui du Yémen, ce n’est pas seulement mettre en avant un produit exceptionnel. C’est aussi :
Valoriser le travail des producteurs qui perpétuent une tradition malgré les difficultés.
Sensibiliser les amateurs à l’importance de préserver la diversité des origines.
Offrir une expérience sensorielle unique qui dépasse la simple consommation : c’est un voyage dans le temps et dans l’espace.
Conseils de dégustation
Pour apprécier pleinement un café yéménite :
Optez pour une méthode douce (filtre, Chemex, V60) qui révèle ses arômes subtils.
Utilisez une mouture légèrement plus grossière pour éviter l’amertume.
Prenez le temps de sentir le café avant de le goûter : le nez est aussi riche que la bouche.
Le Yémen nous rappelle que le café n’est pas qu’une boisson quotidienne : c’est un patrimoine vivant, fragile et précieux. Déguster un moka yéménite, c’est honorer des siècles d’histoire et soutenir des communautés qui continuent à faire vivre l’arabica dans son berceau originel.




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